News du parc - Marie-Geneviève Nicolas

News Du Parc Marie Geneviève Nicolas Basic 9Nous poursuivons notre série News du Parc avec Marie-Geneviève Nicolas, garde monitrice du Parc national de la Vanoise puis des Ecrins depuis 1999. Dès l’adolescence, Marie-Geneviève veux vivre et travailler en montagne. Elle enseigne comme professeur de sciences, travaille comme accompagnatrice en montagne et passe le concours de garde des parcs nationaux en 1991. Focus sur une passionnée…

Pouvez-vous décrire vos activités au sein du Parc ?

La mission de base d’un garde moniteur est la surveillance au niveau police de la nature, on surveille qu’il n’y ait pas d’infractions, par exemple l’introduction de chiens dans la zone coeur du Parc. Les autres missions sont entre autres : le suivi naturaliste (faune, flore), ainsi que des milieux (glaciers, alpages, lacs en zone de montagne) ; la gestion des sentiers et des passerelles ; les relations avec les professionnels de la montagne, on peut participer à des héliportages, des formations d'accompagnateurs en montagne. Enfin, il y a la sensibilisation à la découverte et au respect de la nature, notamment vis à vis du grand public et des classes locales.

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Avez-vous une spécialité (géologie, faune, botanique) ?

Je m’intéresse particulièrement à la botanique et aux invertébrés (papillons, criquets et sauterelles, escargots). Je travaille aussi sur les alpages sentinelles qui sont un réseau d’alpages distribués le long des Alpes sur lesquels sont réalisés des suivis. On mesure par exemple la hauteur en herbe que l’on couple aux données météo, ce qui renseigne sur la santé de ces alpages et sur la ressource en herbe pour les troupeaux.

Suivez-vous le rythme des saisons pour la sensibilisation du public à la nature ?

Le travail de sensibilisation des gardes-moniteurs s'adresse essentiellement au grand public, pendant les vacances et aux classes locales, tout le long de l’année scolaire. Par exemple à l’automne, on va attraper des papillons puis les observer dans une boîte loupe ; les enfants adorent ! L’hiver, on va dans la classe avec une maquette qui permet de comprendre l'anatomie de l'insecte et au printemps on fait un élevage pour observer et comprendre le cycle du papillon… En juin on retourne dans la nature avec une clé de détermination pour reconnaître différentes espèces.
Au total, sur le secteur de la Vallouise, nous travaillons chaque année avec une douzaine de classes.

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Pourquoi la transmission aux jeunes enfants ?

Cela fait partie de nos missions et de la politique du Parc, lequel signe une convention avec l'Education Nationale. C’est important de travailler avec les enfants du territoire afin qu’ils aient une connaissance de leur environnement.

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Qu’est-ce qui est passionnant dans la transmission aux enfants ?

Je suis issue d’une famille d’enseignant aussi j’adore transmettre aux autres. C’est moins facile avec les enfants car il faut beaucoup plus préparer, adapter une séance pédagogique, mais si on se prend au jeu, on s’amuse aussi beaucoup…

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Quels sujets les intéressent le plus ?

Les enfants comme les adultes adorent le milieu du « petit », les insectes… en effet, c’est concret, on peut les toucher, les attraper avec un filet. Les adultes apprécient également d’aborder les sujets peu connus somme les chauves-souris, ou les sujets sensibles comme le réchauffement climatique et son impact sur les glaciers…

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Vous avez également animé une journée « le jour de la nuit », pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Ce « jour » là, le Parc national des Ecrins propose souvent sous la forme d'un jeu la reconnaissance des sons émis par les animaux nocturnes. C'est aussi l'occasion de sensibiliser le public aux méfaits de la pollution lumineuse. Par exemple, il existe chez nous un papillon de nuit, l’Isabelle qui est protégé ; on le retrouve malheureusement brûlé aux pieds de lampadaires. Eteindre les lampadaires ou favoriser ceux donnant une lumière orange permettrait de participer à sa protection. Ou encore, lorsqu’on éclaire les 4 façades d’une église ou d’un monument dans lesquels les chauves-souris ont trouvé un gîte, cela perturbe leur biologie. Aussi, nous préconisons l'éclairage de 3 côtés seulement afin de protéger les colonies de cet animal nocturne, et très utile…

Pour en savoir plus, voir aussi :

http://www.ecrins-parcnational.fr/un-garde-une-classe
http://www.ecrins-parcnational.fr/fichedoc/decouvrir-nature-regard-jeunes-enfants
http://www.ecrins-parcnational.fr/fichedoc/papillons-montagne
http://www.ecrins-parcnational.fr/breve/jour-nuit-10-octobre